
La viande bovine, c’est un peu un casting XXL: plus de 30 morceaux (33 pour les puristes), chacun avec son style et son caractère. Un morceau, c’est la partie anatomique brute, comme la bavette, l’onglet, le faux-filet ou le rumsteck. Une pièce, c’est la version prête à passer à la casserole ou sur le grill, comme le steak, l’entrecôte ou le rôti de bœuf. La différence ? Le morceau, c’est la matière première, la pièce, c’est le plat en devenir*. Certains séduisent par leur tendreté, d’autres par leur goût bien marqué ou leur persillage gourmand. Les habitudes régionales et la saison jouent aussi leur rôle : un rumsteck à la plancha l’été, un rôti bien réconfortant en hiver…
À La Boucherie Restaurant, on bichonne chaque morceau pour en faire une pièce qui donne envie : steak fondant, bavette pleine de caractère, onglet au parfum unique, faux-filet savoureux, rumsteck bien en chair, ou entrecôte généreuse. Bref, ici, chaque morceau a son moment de gloire… et vous, votre moment de bonheur.
*Plus précisément, un morceau désigne une partie anatomique précise de l’animal, tandis qu’une pièce correspond à une préparation prête à cuire, issue d’un morceau entier ou partiel.
Comment cuisiner un steak ?
Un steak, ce n’est pas un morceau noble ou une pièce précise, c’est une découpe. En clair, on taille une belle tranche dans un muscle, on lui donne une allure régulière et on la prépare pour une cuisson rapide. On en trouve dans des morceaux prestigieux comme le faux-filet, la bavette ou le rumsteck… et, bien sûr, sous forme de steak haché, invité d'honneur de tout burger qui se respecte !
Pour réussir un steak et lui offrir une préparation digne de lui, pas besoin d’être Top Chef, mais il faut respecter ses humeurs : on le sort du frigo 30 minutes avant, on chauffe la poêle à bloc, on saisit 1 à 4 minutes de chaque côté (selon qu’on le veut bleu, saignant ou à point), et surtout… on le retourne avec une pince, jamais avec une fourchette (on risquerait de lui faire perdre son jus, véritable crime de lèse-majesté !).
Dans les restaurants La Boucherie, le steak haché trouve à s'employer dans plusieurs burgers, dont le bien-nommé « Mythique » (cheddar fumé, bacon, sauce maison), « Le Maquignon » (galettes de pommes de terre croustillantes) ou sa version rustique avec Saint-Marcellin fondant.
Bref, le steak, c’est du rapide, du haché… mais jamais du bâclé.
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Comment cuisiner une araignée ?
Parlons d’un morceau qui fait partie des petits trésors de la boucherie : l’araignée de bœuf. Nichée de chaque côté de la hanche, elle doit son nom à la forme de ses fibres, qui rappellent une toile d’araignée. C’est un “morceau du boucher”, expression née aux Halles de Paris quand les artisans gardaient pour eux – ou pour leur famille – ces pièces rares, trop précieuses pour être vendues. Et on comprend pourquoi : l’araignée est incroyablement tendre, avec un goût soutenu qui séduit les amateurs de viande au caractère bien affirmé.
Sa cuisson demande peu de temps : quelques minutes à la poêle suffisent, de préférence saignante, pour préserver sa jutosité. On peut la déguster nature, simplement salée et poivrée, ou l’agrémenter d’une petite sauce minute réalisée avec les sucs de cuisson, un trait de crème et une pointe de moutarde. Les plus audacieux pourront aussi la faire mariner avant de la cuire à la plancha ou au barbecue.
Dans les restaurants La Boucherie, l’araignée brille dans plusieurs assiettes. On la retrouve seule, en portion généreuse de 160 ou 240 g, mais aussi dans le fameux Panaché du Boucher où elle partage la vedette avec l’onglet et le pavé de cœur de rumsteak. Un trio qui résume à lui seul le privilège de ces morceaux, fins et savoureux. Bref, l’araignée n’est pas qu’un détail sur la carte : c’est un vrai bijou carnivore.
Comment cuisiner un onglet ?
L’onglet, c’est un petit trésor bien caché sous le filet et le faux-filet, dans le ventre du bœuf. Ce morceau à fibres longues – c’est-à-dire avec des muscles visibles qui offrent une texture juteuse et une mâche pleine de caractère – fait partie des “morceaux du boucher”. Autrement dit, délicats à préparer, donc souvent gardés pour les clients qui en font la demande expresse (les veinards). Classé aussi dans les produits tripiers (les morceaux situés à l’intérieur de la carcasse), l’onglet demande un vrai savoir-faire pour être détaillé.
En cuisine, on le préfère saignant pour préserver son fondant. Une minute de chaque côté sur feu vif suffit. L’objectif : caraméliser les sucs, c’est-à-dire former à la surface une fine croûte dorée qui retient le jus et concentre les saveurs. Dans les restaurants La Boucherie, il brille dans l’Onglet à l’échalote, servi directement dans sa poêle avec une sauce généreuse, parfumée et légèrement sucrée. Un plat rustique, mais élégant. L’onglet est aussi au programme du Panaché du boucher, entre onglet, pavé de cœur de rumsteck et araignée, trois morceaux expressifs qui jouent l’harmonie parfaite. Servez-le avec une embeurrée de pommes de terre, des légumes ou des frites croustillantes… et savourez sans modération.
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Comment cuisiner un faux-filet ?
Le faux-filet, aussi appelé “contre-filet”, est niché juste contre le filet, le long de la colonne vertébrale de l’animal. Il fait partie de l’aloyau, et y forme une…brochette prestigieuse avec le filet, l’entrecôte, la bavette et le rumsteak. Moins persillé que le filet – c’est-à-dire avec moins de fins filaments de gras à l’intérieur du muscle – il reste tendre, savoureux et plus maigre. En cuisine, cela signifie qu’il faut éviter de le surcuire, car un morceau maigre sèche plus vite.
C’est un morceau à poêler, à griller ou à rôtir. Poêler consiste à cuire rapidement dans une poêle chaude avec un peu de matière grasse. Le griller, c’est le mettre en contact direct avec une source de chaleur (barbecue, plancha). Rôtir, c’est une cuisson plus lente au four. Coupé trop fin, le faux-filet perd en saveur, car il cuit trop vite et s’assèche : pas besoin de l’entourer de lard, sa fine couche de graisse suffit à le protéger.
Comment cuisiner un rumsteak ?
Rumsteck, rumsteak, romsteck… peu importe l’orthographe, cette pièce noble de l’aloyau, située à l’arrière de l’animal près de la cuisse, reste l’une des plus tendres et savoureuses. Viande maigre mais pleine de caractère, elle se prête à toutes les envies : pavé express à la poêle, tranches fines sur la plancha ou rôti élégant pour le four.
Pour réussir un rumsteck, commencez par le sortir du frigo 30 minutes avant cuisson. Préchauffez poêle ou grill à feu vif, huilez légèrement, puis saisissez la viande 2 à 3 minutes par face pour une cuisson saignante, 4 à 5 minutes pour un « à point). Et pas plus, sauf si vous aimez l’effet semelle. Ne le piquez jamais : on garde ses sucs précieux pour la dégustation.
Côté saveurs, restez simple : sel et poivre en fin de cuisson, ou quelques herbes comme le thym et le romarin. Dans les restaurants La Boucherie, on aime le sublimer avec une sauce au poivre, béarnaise ou échalotes fondantes, et l’accompagner de frites croustillantes ou de légumes grillés. Résultat : un rumsteck tendre, juteux… qui fond dans la bouche comme neige au soleil.
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Comment cuisiner une entrecôte ?
L’entrecôte, c’est la pièce maîtresse qui met tout le monde d’accord avant même d’être cuite. Prélevée dans le train de côtes, entre la 5ᵉ et la 11ᵉ, elle fait partie des morceaux les plus tendres et les plus goûteux du bœuf. Son secret ? Un persillage généreux – ces fines veines de gras qui fondent à la cuisson – et une belle épaisseur qui annonce une viande juteuse et généreuse.
En cuisine, commencez par la sortir du réfrigérateur 30 minutes avant cuisson. Chauffez votre poêle, votre grill ou votre plancha jusqu’à ce qu’ils soient bien chauds. Saisissez l’entrecôte 3 à 4 minutes de chaque côté pour une cuisson saignante, un peu plus si vous la préférez à point. Saisissez aussi la bordure de gras en tenant la viande à la verticale : elle libérera tout son parfum !
À La Boucherie Restaurant, on l’associe à des sauces mythiques : béarnaise, poivre, roquefort ou fondue d’échalotes, avec frites à volonté ou légumes croquants. Résultat : une viande tendre, parfumée, qui s’évanouit littéralement dans la bouche…
Côté légumes, misez sur la fraîcheur avec une salade verte bien croquante, ou sur la douceur avec une poêlée de légumes verts ou une poêlée de champignons Si vous penchez pour les féculents, le duo entrecôte-frites reste un classique indétrônable — et La Boucherie Restaurant les sert à volonté (les frites). Mais le riz cuisiné ou une généreuse embeurrée de pommes de terre savent aussi jouer les partenaires idéaux. Et, en guise de plaisir ultime, un morceau de pain croustillant pour saucer le jus… jusqu’à la dernière goutte.
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Comment cuisiner un rôti de bœuf ?
Un rôti de bœuf, n’est pas un morceau précis, mais un mode de préparation. On choisit une pièce de viande (filet, faux-filet, rumsteck, tende de tranche…) et on la façonne en cylindre bien régulier, ficelé et souvent bardé. Le ficelage maintient la forme et assure une cuisson homogène. Le bardage – une fine couche de lard gras – protège la viande maigre du dessèchement et lui donne un supplément de goût.
Le rôtissage consiste à saisir la viande pour caraméliser sa surface, puis à la cuire doucement au four. Résultat : une croûte parfumée qui garde les sucs à l’intérieur et une chair tendre à cœur. Pour un rôti de fête, misez sur le filet, le faux-filet ou le rumsteck, tendres et élégants. Pour un repas familial, la tende de tranche ou le plat de tranche feront merveille.
Le rôti de bœuf peut être cuisiné de multiples façons : par exemple, le rôti aux aromates se prépare avec un mélange parfumé de thym, romarin et ail, qui imprègne la viande pendant la cuisson et lui donne un goût méditerranéen. On peut aussi opter pour un rôti grillé, cuit à cœur pour rester rosé et servi avec des légumes bien chauds : carottes, pommes de terre et oignons. Pourquoi ne pas se lancer dans un rôti de bœuf en croûte, un rôti froid à la moutarde ou un rôti de bœuf façon bourguignonne ?
Quelle que soit la recette, à La Boucherie Restaurant, on a fait nôtre l’adage selon lequel : « un bon rôti, c’est d’abord une pièce bien choisie… !»
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